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Cette grande propriété revestoise est à vendre

Grands espaces
Calme et verdure
Au pied du Mont-Caume
Vue panoramique sur le village
et la vallée de Dardennes



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♖ Les AVR ont 30 ans !!!


30e Anniversaire des Amis du Vieux Revest

⚒ Tradition - Charbonnières


LA CHARBONNIERE (luègo)


Le charbon de bois


Le charbon de bois a été pendant longtemps le combustible indispensable pour l’industrie locale, la cuisine et le chauffage. Il était obtenu par carbonisation du chêne vert (tousca ou tousquo) coupé de frais. Les charbonniers (carbouniés) pouvaient être d’abord bûcherons (bouscatiés). Les coupes se faisaient à la hache (destrau) et à la scie (loube). Le bois coupé était transporté vers la charbonnière :



  • à dos d’homme avec l’aide d’une fourche en bois appelée « âne » (aï),
  • avec un petit traîneau de bois appelé « tirasse ».

Ainsi nos collines étaient régulièrement déboisées tous les 15 à 20 ans.


Charbonnière
Charbonnière avant mise à feu
Charbonnière en combustion
Charbonnière en feu
Charbonnière de montagne


La meule


Cet empilement de bois était méthodiquement installé de préférence :

  • sur une surface plate et stable,
  • au creux des vallons afin de ne pas subir les effets désastreux du mistral qui pouvait anéantir plusieurs jours de travail en enflammant la totalité de la meule
  • sur une aire non inondable lors d’orages violents.

La meule était construite autour d’une cheminée centrale qui servait à alimenter le foyer avec du petit bois (les rataillons). Le bois à carboniser était soigneusement positionné. L’ensemble était enrobé de branchages, de feuilles et de terre. Quelques aérations étaient prévues afin de maîtriser le tirage du foyer.

Le feu qui couvait dans la meule était surveillé nuit et jour par le charbonnier. Selon les couleurs des fumées, il fallait ouvrir ou fermer les évents avec de la terre. Lors de l’allumage de la meule, une épaisse fumée blanche s’échappait par la cheminée centrale. Après quelques jours, la fumée prenait une couleur teintée bleue, puis devenait transparente et cela grâce à l’utilisation habile des évents.

La carbonisation jugée terminée, il fallait laisser refroidir la meule 2 à 3 jours. Puis elle était ouverte avec un bêchard à 2 dents (magàou) et le charbon de bois définitivement éteint avec de la terre fine, parfois de l’eau. Le charbon était trié, mis dans des couffes et transporté à dos d’âne.

Pour obtenir une tonne de charbon de bois, il fallait entre quatre tonnes et six tonnes de chêne. La qualité du bois (siccité), la compétence, la technicité et la vigilance du charbonnier expliquaient cet écart.



Le charbonnier


C’était souvent un ermite qui vivait toute l’année dans nos collines. Son métier demandait une compétence qui a toujours exigé un long apprentissage. Le charbonnier surveillait sa meule nuit et jour. Il construisait, à côté de la charbonnière, une petite cabane dans laquelle il dormait. Cette cabane était sommairement bâtie avec quelques pierres sèches pour les murs et des branchages pour le toit. Il avait souvent avec lui un âne pour porter divers objets dont son eau et sa nourriture et une chèvre qui lui donnait du lait frais.

Dans le Grand Cap, les charbonnières à couverture de terre ont été remplacées pendant la seconde guerre mondiale par des chaudrons métalliques dont certains sont encore visibles.



Sources : Société des Amis du Vieux Revest et du Val d'Ardène
Supplément n°10 des Publications de l’ASER Centre Var – 2003


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