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Grands espaces
Calme et verdure
Au pied du Mont-Caume
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30e Anniversaire des Amis du Vieux Revest

☥ Cultes et religions - Sancti Johannis de Turris


L'énigmatique chapelle de la Vieille Valette, par Richard Roquebrun
Publié dans le Bulletin N°2 des Amis du Vieux Revest et du Val d'Ardène (décembre 1986)


"Le bourg s'agrandit hors des remparts devenus bientôt trop étroits et l'on bâtit, sous le vocable de Sancti Johannis de Turris, la chapelle dont la forme souterraine rappelle les églises des premiers siècles de l'ère chrétienne." (L. Germain, Histoire de La Valette, page 15)

"Les Romains construisaient des citernes, lesquelles pouvaient indifféremment servir de grenier à blé, de réservoir d'eau, de cuves à vin ou à huile. Quelques personnes prennent ces citernes-cellier pour d'antiques chapelles souterraines." (P. Bel, La Valette, vieux village de Provence)


C'est au nord-est de Toulon, à 470 mètres d'altitude, et dans un lieu connu sous le nom de Vieille-Valette (commune du Revest-les-Eaux) que nous apparaissent les derniers pans de mur de ce qui fut autrefois la "chapelle" Sancti Johannis de Turris, Saint-Jean de Tourris.

Nous voilà presque au cœur d'un village médiéval fortifié...


Ce n'est qu'en l'an 1084 que l'histoire de Tourris-La Vieille-Valette semble débuter d'après une trace écrite prouvant son existence ; antérieurement à cette date, ne subsiste rien de concret. Peu de fouilles sérieuses, sinon "archéologiques" furent entreprises sur le site, ce qui ne permet pas d'espérer en retracer clairement et intégralement l'évolution. Seuls, dans les années 1964-1965, les travaux de MM. Joubert, Gérard et Balencie apportèrent de nombreux éléments indispensables pour comprendre une partie de l'histoire, de toute évidence la plus ancienne, du lieu qui nous intéresse.


Ainsi, grâce à ces chercheurs, pouvons-nous déterminer l'origine du site, qui débute au pied de la falaise, au sud, dans et aux environs du trou de Gaspard, entre 750 et 450 avant notre ère (premier et second âge du fer).


Il est probable qu'après la conquète de la Gaule par César, le site devint un poste romain et prit le nom de Turris, certainement en raison des tours et fortifications qui y furent édifiées. Turris devint Tor, Thor, Thorris, Thorriès, Tourris, jusqu'aux environs du XIVe siècle où le site fortifié semble avoir été abandonné ou détruit.


Si nous nous plaçons contre le mur nord qui délimite le village, nous découvrons les ruines du premier lieu de culte de Tourris-La Vieille-Valette.

Lieu de culte, on est tenté de l'affirmer du fait de sa relative importance, de sa forme caractéristique, de son ouverture (vitrail) dans le chœur et de l'orientation du bâtiment, est-ouest, le chœur vers Rome, ce qui fut l'orientation des lieux de culte dès les premiers temps chrétiens jusqu'au XVIème siécle. Enfin, l'édifice, pur témoignage moyenâgeux (période catholique très "pratiquante"), renforce cette hypothèse : il fallait avoir son lieu de culte.


Comme le souligna L. Germain dans sa monographie, l'étroitesse des lieux fut probablement à l'origine de cette construction extra-muros, néanmoins protégée par l'édification d'un second parement. Contraints par la situation géographique du site, nos ancêtres durent bâtir l'édifice sur le flan nord du massif rocailleux, le flanc le plus vulnérable. Était-ce la paix, en ce temps-là ?

"SANCTI JOHANNIS" de Turris nous laissera-t-il un jour dévoiler son mystère ...


Caractéristiques et dimensions

  • longueur : 11,20 m, largeur (est) : 5,20 m, largeur (ouest) : 4,00 m, hauteur  3,00 m et 6,00 m côté parement (nord).
  • Chœur : profondeur 2,40 m / largeur 2,85 m / ouverture vitrail 0,90 x x0.85 m.
  • Épaisseur des murs : 1,15 m à la base et 0,65 m  au sommet.
  • Un accès est encore apparent proche du chœur dans le mur sud (escalier enseveli ?). Largeur de cet accès : 1,30 m avec une petite niche dans le bas à droite (H:0,50m et L:0,55m).
  • Un contrefort prend appui sur le mur nord (enceinte) avec un empattement de 2,40m.
  • Étoile de Salomon à peine apparente, taillée dans la pierre, clé de voûte du vitrail. Signe de reconnaissance des compagnons, association des enfants de Salomon, les tailleurs de pierre, dont on a prétendu faire remonter l'origine à la construction du temple de Salomon, mais qui vraisemblablement ne date "que" du moyen-âge.


Bibliographie

  • L. Germain : Histoire de La Valette
  • P. Bel : La Valette, vieux village de Provence
  • G. Navarin : La Vieille-Valette in Bulletin des Amis de la Vieille-Valette
  • ASSNATV-1965 : Prospections archéologiques par Joubert et Alii
  • P. Trofimoff : Le Revest-les-Eaux, Tourris, Val d'Ardène



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