🐺 La faune revestoise - Le retour du loup dans les collines revestoises


1986 : mis en place du Groupement d’Intérêt Cynégétique (G.I.C.) de Siou Blanc. Cela permit la création d’emblavures de blé et de nombreux points d’eau. Suivent logiquement des lâchers réguliers de lapins, de lièvres, de perdreaux et surtout de chevreuils. Ces petits cervidés possèdent une grande faculté d’adaptation pour ce territoire remarquable.


1991 : les Amis du Vieux Revest portent à la connaissance du grand public l’existence du dernier couple d’aigles de Bonelli varois. Le mont Caume est le lieu permanent de son nid. Sa reproduction est difficile. Selon Michel Rothier (membre du C.E.P.), depuis 1973, sept aiglons revestois ont réussi leur envol (1991-1992-1995-1996-2001-2006).


2000 : réintroduction du chamois dans le Var par des lâchers d’animaux venant du Mercantour (Alpes Maritimes). La Fédération Départementale des Chasseurs Varois (FDCV) est à l’origine de cette initiative. Ses techniciens suivent cette opération : en juin 2010, ils ont comptabilisé 80 têtes aux environs de Mazaugues. Depuis quelque temps chevreuils et chamois fréquentent  régulièrement le mont Caume et le Grand Cap. Quelques cerfs viennent de les rejoindre. Ces trois espèces sont en augmentation régulière. Ces cinquante dernières années, le biotope varois a évolué. S’il y a prolifération du bétonnage, parallèlement, la forêt varoise, abandonnée par les ruraux, se densifie. Elle peut produire 1 à 2 tonnes de glands à l’hectare faisant le bonheur des sangliers et des chevreuils qui sont de plus en plus nombreux.


Et le loup alors ?


Progression du loup


Venu d’Italie, il est de retour dans le Mercantour depuis une vingtaine d’années. Puis il a réussi sa réintroduction dans le Camp de Canjuers. L’un d’entre eux, un mâle, exclu depuis 2 ans de cette meute du Haut Var, a choisi nos collines. Il est régulièrement repéré par son ADN relevé dans ses excréments.


Source : Bulletin des Amis du Vieux Revest et du Val d'Ardène - N° 54 Février 2011


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Les loups dans le Var depuis 1806


Selon une note réalisée à Draguignan le 12 avril 1806 par REBOUL, lieutenant de louveterie du département du Var, pendant le premier trimestre de 1806, 10 loups ont été tués lors de battues officielles.


Noms des personnes qui ont tué les loups Date du jour où les loups ont été tués Forêts dans lesquelles ils ont été tués Nombre de loups tués
BLANC Boniface 6 janvier 1806 Gardefreinet une louve
ARMELIN Hermentaire 27 janvier 1806 Taverne une louve
LAMBEAU Joseph 7 février 1806 Entrecasteaux une louve
LAMBERT Laurent 19 février 1806 Châteaudouble un loup
LION Gabriel 28 février 1806 Aiguine une louve
BOUSQUET Gaspard 2 mars 1806 Aiguine un loup
ROUBION Joseph 13 mars 1806 Les Salles une louve
ASTIER Victor 20 mars 1806 Comps deux louveteaux
GIRAUD François 30 mars 1806 Montferrat un loup


Les loups, déjà à cette date, faisaient des dégâts dans les troupeaux et les bergeries, imposant ces battues administratives.
Sept ans après, le 28 juin 1813, au nom du préfet du Var, le conseiller de préfecture Jouffroy autorisa le sous-préfet de Draguignan à organiser une battue au loup, à la demande du maire de Favas (aujourd’hui incluse dans Bargemont). Selon ce maire, les loups faisaient des dégâts en plein jour, s’approchant des portes des maisons.



Photo P.Orsini in Bulletin Réseau Loup N°30 février 2014Cela démontrait que, malgré les dix loups tués en 1806, la menace persistait. Á cette date, le nombre de loups, dans le département du Var de l’époque, était évalué entre 80 et 120. Selon les archives départementales, en 1858 il y avait 5800 porteurs d’un permis de chasser : cette année-là, il a été déclaré 42 loups tués. Le loup a progressivement disparu dans notre département plus particulièrement au 20ème siècle. Il faut attendre 1987, pour une annonce de retour officialisé, d’abord dans le Mercantour (vallée de la Roya) puis en 1991 à Saint-Maymes, dans les gorges du Verdon.



Le Muséum d’Histoire Naturelle du Var, qui suit le loup dans le Var, comptabilise en 2010-2012 au minimum 5 loups dans le camp de Canjuers, 1 loup dans le secteur de Rians et 1 dans le secteur Sainte-Baume/Roquebrussane/Revest-les-Eaux, suivis grâce à leurs ADN. Le loup a besoin d’un kilogramme de viande par jour et doit disposer d’un territoire de chasse d’environ 30000 hectares. Chaque année, dans le Var, 220000 € sont payés pour les dégâts causés par les loups. Ce chiffre est modeste si on le compare aux 1,648 millions d’€ déboursés par les chasseurs varois afin d’indemniser le monde agricole pour les dommages causés aux cultures par les sangliers et cela malgré un prélèvement de 21787 sangliers en 2012-2013.





Photo P.Orsini in Bulletin Réseau Loup N°30 février 2014

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Note du 15 janvier 2017 : MIGRATION SAUVAGE - Selon deux associations, le loup serait bel et bien présent en région parisienne. L’Observatoire du loup, ainsi que l’association Alliance avec les loups, ont réunis de nouveaux éléments accréditant la thèse du retour de l’animal en Île-de-France. Source article LCI : http://www.lci.fr/sciences/le-loup-serait-arrive-en-ile-de-france-2021892.html



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