🏫 Municipalité - Les municipales de 1904



Souvenirs de mon enfance par Henri Durand (écrit en 1978)

 

1904, j'avais 7 ans et j'étais assez éveillé pour suivre les événements de la vie. Le Revest avait une population d'environ 500 habitants, en principe des Revestois de vieille souche ou unis à des descendants de vieux Revestois.

 

Il y avait dans la commune des Agarra, Artigues, Augias, Ayasse, Charlois, Isnard, Jouve, Rébuffat, familles que je connaissais bien et complètement disparues du Revest à ce jour.

 

1904 était l'année du renouvellement de tous les Conseils municipaux de France. Au Revest, le Maire était Monsieur Beillon qui vait à Toulon l'entreprise de pompes funèbres dont le siège était "Impasse Toulnier, Quartier Saint Roch".

 

Monsieur Beillon possèdait au Revest une propriété située au Nord de l'actuelle mairie et qui jouxte, à gauche, le chemin du Revest à Signes, sur environ 150 mètres, propriété appartenant actuellement à la famille David.

 

Cette propriété, implantée d'arbres de toutes essences parmi lesquels de nombreux frènes, était à l'époque, toute l'année ouverte au public. C'était le lieu d'amusement des enfants du village. Le Dimanche et jours de fêtes, il y avait de nombreux pique-niqueurs.

 

Le maire sortant, M. Beillon, de tendance modérée, gérait très bien les affaires de la commune.

 

Au début du siècle en politique, il y avait deux tendances, Les Rouges  et les blancs.

 

Pour les nouvelles élection, la tendance Rouge présenta une liste dirigée par M.Meiffret Marius.

 

Au cours de sa campagne électorale, M. Beillon qui désirait être réélu encore une fois, disait-il, avait promis qu'au cas où les Revestois lui feraient à nouveau confiance, il ferait don à la commune de la propriété désignée ci-dessus.

 

Le verdic populaire en décida autrement. C'est la liste Rouge qui fut élue.

 

M. Meiffret Marius fut élu maire. Durant Hubert 1er adjoint, Agarra Marius, Hermitte Séverin, Long Henri, Pomet Joseph ... etc conseillers municipaux.

 

Henri Durand
23 août 1978

 

Nota : un ancien instituteur, franc-maçon, qui enseigna longtemps au Revest et qui fut un animateur de la politique du village, auquel je rappelais cette anecdote, me certifia lui-même qu'aucun reproche ne pouvait être adressé à M. Beillon pour la gestion des affaires municipales, mais que les impératifs primaient : Délégués et élections sénatoriales, conseillers d'arrondissement etc etc

 

 

 




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