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Cette grande propriété revestoise est à vendre

Grands espaces
Calme et verdure
Au pied du Mont-Caume
Vue panoramique sur le village
et la vallée de Dardennes



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🐦 Le Pigeonnier - Description du pigeonnier en mars 2005


Pourquoi est-il situé là ?

Il est érigé dans les règles de la construction des colombiers. Le colombier doit être dressé sur un terrain aussi sec que possible, à  l'abri des vents dominants et exposé au levant et au midi. C'est bien le cas de celui-ci : un socle de grès sur lequel la pluie ne stagne pas, toute la surface du mur exposée au mistral est aveugle, la porte s'ouvre au sud-est et la grille d'envol est plein sud. Le pan incliné de la toiture ou reposaient les pigeons était protégé par un muret exposé au vent dominant. Bien en évidence sur la falaise, il était visible de loin pour les volatiles. Visible aussi du propriétaire.


Quel est son aspect actuel (mars 2005) ?


Le pigeonnier en 2005
Une carte postale ancienne du pigeonnier
Le pigeonnier du Revest sur une carte postale avec un timbre
Vue sur le pigeonnier du Revest et le village
Carte postale ancienne du pigeonnier du Revest

C'est un colombier à pied. cylindrique "N'est considéré comme colombier à pied que celui qui est utilisé à cet effet du haut en bas de l'édifice: les autres étant de simples pigeonniers appelés volets ou fuies." Dans le Var existent d'autres pigeonniers cylindriques. Celui de Régusse est en bon état; celui du Cannet-des-Maures compte 380 boulins ; celui de Tourves-Vieux Saint Julien est restauré. Il est dit cylindrique, en réalité c'est un tronc de cône : la tour s'évase légèrement du haut vers le bas. Circonférence externe, au pied près de l7 m. Diamètre intérieur : 4,10 m.


Une ruine qui a perdu presque la moitié de sa hauteur.


Selon le plan de restauration prévu, il atteignait au nord 5,30 au-dessus du sol. De cette cote, un toit s'inclinait en pente douce vers le sud. Le vestige n'a plus ni le toit ni muret anti-mistral qui s'élevait en bordure du toit. Disparues aussi la charpente et l'échelle  tournant sur un axe central nécessaire à la visite des nids. Aucun boulin non plus ou nichaient les couples de pigeons : les murs sont nus. Le sol est recouvert d'une couche de gravats allant en s'épaississant de la porte au mur pour friser les 35 cm Un chêne vert, très vigoureux, a pris racine au pied du mur, côté ouest ; son sommet dépasse le larmier.


Le socle rocheux sur lequel il est érigé présente une surface quasiment plane mais inclinée d'environ 30° du nord-est au sud-ouest. Il a donc fallu creuser une plate-forme dans la roche sur laquelle pourrait s'élever la tour. Ce qui, vu de l'extérieur, donne une hauteur de mur plus petite au nord qu'au sud, soit 2,85 m contre près de 4 m de la base au larmier. La base extérieure du mur suit le plan incliné de son assise, descendant ainsi plus bas que la plate-forme. La porte est de plain-pied avec la plate-forme séparée de l'extérieur par un seuil en pierre calcaire équarrie de 22 cm de large, sur laquelle se voient les coups de tétu (ou marteau-tétu).


Le mur, d'une épaisseur de 65 cm, fragilisé par quelques lézardes verticales, est constitué d'un petit matériau tout venant placé entre deux parements de pierres à la face externe à peu près plane. Le matériau employé est du grès scellé par un mortier de chaux et de sable. La base des parements est faite de gros blocs grossiers disposés en lits à peu près réguliers ; vers le haut, on a utilisé de plus petites pierres. Le crépi lissé des parements intérieur et extérieur est en partie tombé laissant à nu le matériau de construction, fait d'un mortier de sable et de chaux, d'une épaisseur d'un centimètre et demi, il est très détérioré sur le côté nord ; à l'intérieur, il  présente un curieux aspect vermiculé. A l'intérieur, le mur est creusé d'une ligne de petits trous semblables, espacés de 20 cm, formant une ligne à 90 cm du sol. Ils ressemblent à des emplacements pour les chevilles de bois qui maintenaient les rangées de boulins. Il est curieux de constater que c'est le seul endroit de la tour il y en ait Ce n'est pas impossible, vu leur disposition. Quelques gros trous dont un à ouverture carrée de 20 cm pénètrent le mur ; peut-être ont-ils servi à soutenir un échafaudage de construction ?


L'entrée, ouverte vers le sud-est, reçoit le soleil dès qu'il pointe au-dessus du Mont-Combe, bien avant le village accroché au rocher de la Tour Sarrasine. Large de 1,00 m sur 1,50 m de haut, elle n'a plus de vantail Des pieds-droits ne subsistent pour chacun que la base ; un bloc de calcaire équarri de 40 cm de long sur 25 de large ; celui de gauche en entrant est une pierre à bosse (2); celui de droite a conservé un scellement métallique Le tailleur de pierre a pratiqué sur la face interne de chacun, en vis-à-vis, un décrochement de 5 cm sur la longueur, au milieu de la longueur, qui pouvait servir d'appui à la porte de bois. L'espacement entre les deux blocs, à l'entrée est de 63 cm. Le linteau de bois a disparu mais son emplacement est bien visible, surtout à droite (ope de I 2 sur l2).


Le larmier ( 1 ) dessine, vu de loin, une ligne noire qui ceint la tour. Mais les lauzes, encore solidement scellées dans la paroi, sont presque toutes ébréchées ; cette corniche d'une vingtaine de centimètres de large empêchait les nuisibles (putois, fouines, rats) de pénétrer dans l'enceinte.


La grille d'envol, de 50 cm d'ouverture, à 3,50 m du sol, a perdu sa partie supérieure et son encadrement. Elle s'ouvre vers le sud à 30° de l'entrée.


Observation annexe

La surface rocheuse sur laquelle est implantée le pigeonnier est percée de trous cylindriques, tous semblables, de 3 cm de diamètre sur 6 ou 7 de profondeur. Ils forment des dessins géométriques. Sur le plan incliné qui permet d'accéder à l'entrée se voient quatre alignements parallèles Signification ? Je pencherais pour une intervention nécessitée par la volonté de creuser la roche, à coups de ciseau qui permettrait de relier les trous entre eux Peut-être y-a-il une autre explication technique.


Notes

1 - Larmier : voir ci-après "Détails d'architecture".
2 - Pierre à bossage : c'est une pierre de construction, équarrie, dont la surface apparente est taillée pour former une bosse cernée d'un à-plat qui suit le bord de la pierre ; le parement extérieur de la Tour Sarrazine du Revest-les-Eaux est fait en partie de pierres à bossage. Cette technique utilisée par les Romains prend son essor en Occident vers le 14e siècle.



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