🚒 Incendies - L'incendie du 1er juillet 2005


En fin de journée le 30 juin 2005, sur la rive orientale du lac, se déclare un incendie qui monte à l'assaut du Mont Combe.

Selon les premières déclarations du maire, Ange Musso, "le sinistre est sans doute d'origine criminelle". D'après le communiqué de l'Associated Press, repris le 3 juillet dans le Nouvel Observateur, plusieurs témoins affirment avoir aperçu dans le ciel un projectile, de type fusée incendiaire. "Vue la portée du projectile, vues l'heure et les conditions météo, il paraît peu probable que cet incendie soit d'origine accidentelle", a commenté la vice-procureur du parquet de Toulon dans la nuit de vendredi à samedi. Une enquête judiciaire a été ouverte.

Les soldats du feu peinent à lutter contre les flammes. Il fait déjà trop nuit pour utiliser les moyens aériens et l'accès à la Tourevelle est bloqué par des rochers destinés à préserver des vandales la vieille ferme rachetée par le Conseil Général. Les pompiers font venir un bulldozer depuis la déchetterie de Lagoubran pour leur dégager le passage, il lui faudra 2 ou 3 heures pour faire le chemin. Il ne faut pas que les flammes passent la crête, car si elles dévalent l'autre versant, elles risquent d'atteindre le dépôt militaire de Tourris, qui, selon son permis de construire, peut abriter des munitions nucléaires.



 



Vers minuit, tout le versant occidental du Mont Combe n'est qu'un brasero rouge dont la chaleur parvient de l'autre côté du lac. Dix habitations riveraines du sinistre sont évacuées. Les pompiers établissent leur quartier général sur la place du village. Toute la nuit les Revestois se relèvent pour surveiller l'évolution. Au matin, ils découvrent la blessure noire de la colline, les restanques mises à nu sillonnées de tuyaux d'incendie, et çà et là sur le Mont Combe, l'éclat d'un d'un casque de pompier. Une noria d'hélicoptères relâche sur les fumerolles l'eau aspirée du lac.

Près de 47 hectares sont partis en fumée.

Source : Le Nouvel Observateur, 3 juillet 2005 - Direction départementale de l'agriculture et des forêts du Var

Pour aller plus loin : Série d'articles de Revestou sur les incendies http://revestou.fr/pages/087-incendies-acces-aux-massifs-forestiers-fr.php

 

Communiqué Associated Press

reproduit dans Le Nouvel Obs du 3 juillet 2005)


Les trois incendies qui se sont déclarés vendredi dans le Var, à Vidauban, au Muy et au Revest, sont en voie d'être éteints après avoir brûlé plus de 380 hectares de végétation, a indiqué le CODIS (Centre opérationnel départemental d'incendie et de secours) samedi 2 juillet au matin.
"On est serein, tout est relativement calme. Le vent est tombé. Les trois foyers ont cessé de progresser", a affirmé un responsable des services de secours.
Environ 500 pompiers restent déployés dans le département, appuyés dans les airs par quatre hélicoptères. Leur travail est facilité par la tombée du vent qui soufflait samedi matin à moins de 20km/h.
Un premier incendie s'est déclaré peu avant 15h vendredi dans une zone forestière de la commune du Muy et a détruit entre 130 et 140 hectares de forêt. La progression des pompiers a été entravée par la présence, dans une partie du secteur, d'obus datant de la seconde guerre mondiale.

Origine criminelle

Une heure plus tard, vers 16h, un deuxième incendie s'est déclaré au Muy, attisé par des rafales de plus de 140km/h. Le feu a pu être circonscrit dans la nuit suivante, après avoir parcouru entre 220 et 230 hectares de végétation.
Un troisième départ de feu a eu lieu peu après 20h sur la commune du Revest, à quelques kilomètres au nord de Toulon. Trente hectares de forêt ont été détruits et une dizaine d'habitations évacuées. Selon le maire de la ville, Ange Musso, ce dernier sinistre est "sans doute, d'origine criminelle".
Plusieurs témoins affirment avoir aperçu dans le ciel un projectile, de type fusée incendiaire. "Vue la portée du projectile, vues l'heure et les conditions météo, il paraît peu probable que cet incendie soit d'origine accidentelle", a commenté la vice-procureur du parquet de Toulon dans la nuit de vendredi à samedi. Une enquête judiciaire a été ouverte. (AP)

 

Les sequelles de l'incendie, en images

Photos René Vernet

 

Le Mont Combe le 15 septembre 2005

 

 

 

 

 

Le Mont Combe le 24 janvier 2006, 7 mois après l'incendie

 


 

 

 

 

Le Mont Combe 6 ans et 1/2 après l'incendie

 

 

 

 

Dans les photos ci-dessous se succèdent des vues du Mont-Combe où le feu dévora 46 hectares en ce début de juillet 2005. Deux cartes postales d'avant-guerre, celles en couleurs sont toutes de décembre : 2000 (avant l'incendie), 2005 (6 mois après l'incendie), 2008 (3 ans et demi après l'incendie).

Mont-Combe vers 1930
Mont-Combe vers 1937
Mont-Combe en décembre 2000
Mont-Combe en décembre 2005
Mont-Combe en décembre 2008

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