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👥 Destins revestois - Étienne Clément Pomet, Mort pour la France à 21 ans



Étienne Clément Pomet est né au Revest le 4 janvier 1894. Il avait un jumeau qui est mort à l'âge de 18 jours. Son père Philémon Émile Stanislas, cultivateur, était aussi natif du Revest, tout comme sa mère Louise Antoinette Élisabeth, Vidal de son nom de jeune fille. Le père avait 21 ans et la mère 16 au moment de la naissance.

Sur son acte de naissance, on voit la signature du père, du maire Alexis Beilon et de deux témoins revestois : François Cauvin, 76 ans, retraité de la marine et Jules Hébréard, 36 ans, maçon.

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Étienne était de très ancienne souche revestoise.

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Étienne Pomet est mort pour la France le 6 avril 1915, à l'âge de 21 ans, à Flirey en Meurthe-et-Moselle.

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Texte de Charles Aude

Étienne Pomet, soldat au 163e régiment d'infanterie.
Stationné avec son régiment à la caserne Riquier de Nice, Étienne y reçoit des lettres de sa fiancée L. et de son père. Ces lettres permettent de voir qu'en cette fin d'été 1914, l'activité des Revestois qui ne sont pas partis à la guerre reste identique. En fait, ils ont plus de travail, car les bras manquent.


Étienne a les galons de sergent et suit les cours d'élève caporal (11 octobre 1914) ; le soir, il doit lire et relire ces lettres dans lesquelles il apprend les affectations des uns et des autres, les blessures reçues, les casernements à Toulon et au Revest.

 

De temps en temps, L. ou son père laissent percer leur crainte de le voir bientôt rejoindre le front, mais toujours, on reste patriote et confiant : "les soldats ne manquent de rien" (9 septembre 1914), "je suis satisfaite d'écrire à un soldat" (15 septembre 1914), "si cette situation pénible se terminait, le travail reprendrait un peu" (7octobre 1914), "tu ne m'appartiens plus, puisque tu appartiens à l'armée" (20 octobre 1914), "d'après les journaux, c'est très bien" (28 octobre 1914), "évidemment, la guerre, c'est la guerre" et " que les Boches soient exterminés au plus vite" (12 octobre 1914).

 

Étienne s'entraîne, souffre encore des pieds (ce n'est pas la première fois) et écrit à toutes ses connaissances du Revest qui lui répondent ou demandent à L. de l'embrasser : "tous les Revestois demandent de tes nouvelles !" (10 octobre 1914).

 

Il faudra peu de temps, hélas, pour qu'Étienne ne réponde plus et n'écrive plus. Parti vraisemblablement pour le front vers la mi-novembre, il n'en reviendra pas, comme tant d'autres jeunes Français qui avaient quitté leur village.

 

Il reste une inscription sur nos plaques commémoratives, un paragraphe sur la tombe de famille et une fiche au Ministère des Anciens Combattants :

Étienne, Clément Pomet
Soldat au 163e régiment de ligne
Matricule 487 au bureau de recrutement de Toulon (Var)
Né le 4 janvier 1894 à Revest (Var)
Décédé le 6 avril 1915 à Flirey (Meurthe-et-Moselle)

 

Nous avons appris que l'état civil de ce militaire a été régularisé par jugement rendu le 11 février 1918 par le tribunal de Toulon et que ce jugement, revêtu de la mention "Mort pour la France" a été transcrit sur les registres de l'état civil du Revest.

 

Ne croyez pas qu'Étienne soit un inconnu au Revest ! Pour rendre hommage à ce fils unique que la guerre lui avait pris, Philémon a inscrit sur le portail d'entrée de sa maison le nom de son fils  : CLOS ÉTIENNE.

 

Sans connaître cette histoire, des centaines de couples revestois ont dansé sur la place du village depuis 1915, devant le portail du Clos Étienne.

Longtemps nous danserons encore en pensant aux "sans soucis" !

 

Source : bulletin AVR N°2 texte de Charles Aude




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