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Mardi 26 octobre 2021

♖ Tourris - Localité agriculturale de Tourris


NDLR : Joseph Auzende rédigea son Guide du naturaliste aux environs de Toulon entre 1854 et 1860. Il dirigea le Jardin de la Ville à la suite de son père et il était certainement plus botaniste qu'historien. Ses déductions étymologiques sont parfois surprenantes. Pour chacune de ses promenades d'herborisation, il décrivait l'itinéraire, les plantes qu'il ramassait, puis suivait une description des ressources agricoles. C'est cette desciption de Tourris que nous représentons ci-dessous. Nous n'avons pas repris ici le descriptif botanique de l'herborisation. L'intégralité de son ouvrage est à retrouver sur notre site Images et documents.


Tourris vient du provençal et signifie brûlé, car tout est consumé par le soleil pendant l'été, excepté dans l'exposition Nord où i! reste un peu de verdure. On doit donc faire l'herborisation en deux fois: la première au mois de mai, la deuxième en juin.


Comme la nature a fortifié ce lieu d'une manière spéciale, les habitants des lieux voisins s'y réfugièrent lors de l'invasion des Barbares; mais, à leur expulsion ils abandonnèrent Tourris et retournèrent dans des sites plus agréables. Il n'y a pas encore longtemps que les bois de Tourris étaient si grands que l'on n'osait à peine s'y aventurer, même avec un guide. Mais depuis que M. Aguillon en a vendu à M. Teissier, qui y a établi plusieurs fabriques, ils ne tardèrent pas à être dévastés. L'on y rencontrait de beaux pins, des chênes-verts, parmi lesquels il y en avait, en face de la fabrique de goudron, qui rapportaient des glands aussi bons que les châtaignes, — on y trouve de beaux Pins Pignons et d'Alep. Dans la plaine en face du Château on cultive quelques vignes, beaucoup de Mûriers à l'usage des vers-à-soie. Cabanon, le Paté et Gazelé, sont des quartiers où l'on  cultive des vignes, mais on est obligé de cueillir le raisin avant sa maturité, à cause des renards qui le mangent tout. En fait d'arbres fruitiers il y a des Cerisiers, des Figuiers et des Sorbiers. Il y a beaucoup de Choux-fleurs, espèces de Champignons (Clavaria). Tourris se trouvant le point central des herborisations l'on y peut arriver par diverses routes ou sentiers, soit en passant à La Valette, monter par le Baou-du-Vin, passer au grand planesteau de Coudon et descendre par le Pas du Capelan, passer au Seouvo, Gazelé, le Cabanon, revenir descendre par les Argeliès en passant au Buisso la Ripelle, localités où l'on cultive beaucoup d'oliviers bruns et peu de cayons, et l'on vient aboutir au chemin de Dardennes. On peut arriver à la Foux du Revest en passant aux Olivières, partie de terrain cultivable en vignes, et venant de là passer aux Sablières, où l'on trouve des galeries souterraines de sablon que l'on expédie aux fabriques de verreries à Gémenos, Marseille, etc., et retourner à La Valette.


La route la plus praticable est lorsqu'on est arrivé au pont de Dardennes, on prend la droite pour suivre la grande route qui conduit au moulin à farine du Colombier, arrivé au détour qui se dirige au Nord on abandonne celui de gauche et l'on suit celui de droite, qui conduit à la campagne de M. Allègre. Sur la route on rencontrera de magnifiques oliviers bruns, que l'on compte au nombre de 4.000, mais peu de cayons comme étant plus sensibles à la gelée; on y remarque également de belles vignes et des arbres fruitiers de diverses espèces. Arrivé à cette campagne on passe au Nord et l'on suit le sentier qui conduit à la Tourvelle et l'on descend au Buisso qui conduit au château de Tourris, où il existe une chapelle et un cimetière; au Sud du château l'on voit encore les ruines de l'ancienne Valette. Cette localité est très pittoresque en mai et juin, mais très sèche vers les fortes sécheresses, ce qui est très désagréable à cause de l'eau.


Sous le règne de Louis XVIII, M. Aiguillon fit venir du Thibet un grand nombre de chèvres pour tâcher de les acclimater, mais cela lui fut impossible et il fut forcé de s'en défaire. Pendant tout le temps que M. Aiguillon a gardé Tourris, des embellissements furent faits, ce qui demanda des sacrifices de fortune considérables. Ce fut le repaire de quantité de familles pauvres qui s'occupèrent aux constructions des murailles, ressemblant à des remparts, et à des plantations tant utiles qu'agréables, à des défrichements et des coupes de bois, etc., etc. Enfin on peut revenir à La Valette.




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